PMID 19733139 — A study of semantic memory after brain injury: Learning newly coined French words.
good_imrad R=1660w / 7¶ | figs=12 Shabnam
TITLE
[1] 32w A study of semantic memory after brain injury: Learning newly coined French words Expertise de la mémoire sémantique après une lésion cérébrale : apprentissage des nouveaux mots de la langue franc ¸aise
ABSTRACT
[1] 151w Objective. -To investigate semantic memory in brain-injured patients. Methods. -We used the new word questionnaire (QMN) to assess the ability of 12 brain-injured patients and 12 healthy controls to define French words, which had been admitted to the dictionary in 1996 to 1997 or in 2006 to 2007.Results. -Despite amnesia or severe executive disorders, the brain-injured patients were able to learn new words and remember those that they already learnt. They successfully selected the relevant phrase in which the new word was placed and were reasonably good at recognizing the right definition from among decoys. In contrast, they had trouble defining the words and compensated for this by giving examples. These problems were correlated with their vocabulary and executive function scores in a battery of neuropsychological tests. Conclusion. -Our results suggest that frontal injury leads to an impairment in accurate word selection and the scheduling abilities required to generate word definitions.
INTRO
[1] 166w La cre ´ation de mots nouveaux se fait par de ´rivation, composition, abre ´viation, emprunt ou par mutation des sens du mot existant ; par exemple, la souris, l'animal, est aussi la souris informatique [1]. On distingue, d'une part, les formes nouvelles et les sens nouveaux, dont la signification ne peut e ˆtre de ´duite (ex., DVD-ROM) et, d'autre part, les mots nouveaux dont le sens peut e ˆtre de ´duit par l'usage des me ´canismes e ´le ´mentaires de la langue, notamment au niveau morphologique (ex., inexcitable). Les mots nouveaux rele `vent de domaines qui e ´voluent. Le lexique du cheval et de l'attelage, tre `s pre ´sent au 19 e sie `cle, a ainsi fait place au de ´but du 20 e sie `cle au lexique des ve ´hicules automobiles qui s'est lui-me ˆme modernise ´. A `notre e ´poque, beaucoup de domaines sont a `cet e ´gard tre `s fe ´conds : l'informatique ; l'audiovisuel ; la famille ; l'e ´ducation ; l'environnement.
[2] 124w Cependant, pour entrer dans le dictionnaire, un mot doit remplir des crite `res fixe ´s par l'Acade ´mie franc ¸aise : il doit e ˆtre bien ancre ´dans l'usage, utilise ´dans le langage oral, pre ´senter une utilite ´et e ˆtre conforme a `l'esprit de notre langue [2]. Il en est de me ˆme pour l'entre ´e de mots e ´trangers, notamment anglais, dans le dictionnaire : celle-ci est soumise a `des commissions ministe ´rielles de terminologie (CMT). Quand l'e ´quivalent franc ¸ais n'existe pas, le mot peut faire l'objet d'une transformation morphologique (il est « francise ´») en conservant sa racine et en ajoutant un affixe de la langue franc ¸aise (ex., kitchenette), mais sa forme d'origine est parfois maintenue (ex., tuning, tofu).
[3] 332w Parmi les sympto ˆmes les plus fre ´quemment rapporte ´s au de ´cours d'un traumatisme cra ˆnien (TC) ou d'un AVC entraı ˆnant des se ´quelles cognitives, figurent les troubles de la me ´moire, l'attention ou la vitesse de traitement [3][4][5]. On recherche volontiers cliniquement chez les sujets ce ´re ´brole ´se ´s dans les suites d'un TC ou d'un accident vasculaire ce ´re ´bral (AVC) un syndrome dysexe ´cutif cognitif et comportemental, sachant que certains sujets peuvent n'avoir des difficulte ´s que sur un seul de ces axes [6]. Concernant la me ´moire, les patients peuvent obtenir des performances tre `s faibles aux tests de me ´moire explicite qui requie `rent la re ´cupe ´ration consciente d'une information en rappel ou en reconnaissance alors qu'ils conservent des performances normales a `diffe ´rents tests de me ´moire implicite [3]. De me ˆme, ils peuvent acque ´rir plus ou moins normalement de nouvelles connaissances se ´mantiques tels que des mots de vocabulaire lie ´s a `l'informatique [7], le vocabulaire d'une langue e ´trange `re [8], de nouveaux concepts [9] et de nouvelles informations relatives a `des mots de vocabulaires apparus apre `s l'installation de l'amne ´sie [10,11] et ce en de ´pit de difficulte ´s majeures de re ´cupe ´ration notamment du contexte de ces apprentissages. La qualite ´de ces nouvelles connaissances acquises est discute ´e dans la litte ´rature. Des auteurs comme Tulving et al. [12] sugge `rent que l'apprentissage est plus laborieux pour les patients amne ´siques puisqu'ils n'utilisent plus que leur me ´moire se ´mantique pour apprendre, a la diffe ´rence des sujets normaux qui utilisent e ´galement leur me ´moire e ´pisodique. Hormis la question the ´orique de la capacite ´d'apprendre alors qu'on est amne ´sique, il reste fondamental d'e ´valuer les capacite ´s des sujets et de disposer d'outils pour le faire, ce notamment lorsqu'on met en place des re ´e ´ducations spe ´cifiques ayant pour objectif de de ´velopper de nouveaux outils ou de nouvelles strate ´gies.
[4] 111w Les quelques travaux de la litte ´rature qui ont souligne ´ce proble `me crucial ne proposent pas de questionnaire standardise ńi d'e ´tudes de groupe recherchant des corre ´lations entre la qualite ´de l'apprentissage et le niveau de difficulte ´s dans les tests neuropsychologiques e ´valuant notamment la me ´moire e ´pisodique et les fonctions exe ´cutives. Nous avons eu l'opportunite ´de se ´lectionner des sujets ce ´re ´brole ´se ´s, ayant des se ´quelles se ´ve `res, suivis dans un centre d'accompagnement social et de re ´e ´ducation neuropsychologique et de mesurer leur apprentissage de mots re ´cents dans la langue et rapportons les donne ´es de cette e ´tude.
[5] 487w et me ´thode 2.2.1. Population Douze patients ont participe ´a `cette e ´tude en 2008 : sept femmes et cinq hommes, a ˆge ´s en moyenne de 34 ans, le plus jeune ayant 23 ans. Sept d'entre eux ont eu un TC et cinq ont pre ´sente ´un AVC, entre 1997 et 2006. Pour simplifier les choses, nous parlerons de patients TC. Le de ´lai e ´volutif e ´tait en moyenne de quatre ans et sept mois. Les sujets pre ´sentant des troubles pre ´dominants du langage ou un trop faible niveau socioe ´ducatif, n'ont pas e ´te ´recrute ´s pour cette e ´tude. Le groupe te ´moin (TM) est compose ´de 12 sujets apparie ´s en fonction de l'a ˆge, du niveau d'e ´ducation et du sexe. 2.2.2. Le questionnaire des mots nouveaux (QMN) Le questionnaire porte sur les nouveaux mots de la langue franc ¸aise apparus dans le dictionnaire entre 1996 et 1997, et entre 2006 et 2007. Il est compose ´de 22 items divise ´s en deux listes (11 mots pour chaque pe ´riode). Nous avons retenu ces deux pe ´riodes, afin de comparer des mots qui ont e ´te ´appris a `dix ans environ d'intervalle, les moins re ´cents pouvant avoir be ´ne ´ficie d'une plus longue consolidation. Les mots ont e ´te ´se ´lectionne ´s dans Le Larousse, sachant que le mode de se ´lection est reste ´le me ˆme pour ces deux de ´cennies (renseignements fournis avec courtoisie par l'e ´diteur). Ces mots n'ont pas pu e ˆtre se ´lectionne ´s en fonction de leur fre ´quence dans la mesure ou `ils sont trop re ´cents pour avoir e ´te ´soumis a `ce genre de test, le dernier datant de 1971 (base de donne ´es BRULEX e ´labore ´e par une e ´quipe de Belgique sur la base du Tre ´sor de la langue franc ¸aise). Nous avons apparie ´syste ´matiquement un mot de la pe ´riode 1996 a `1997 a `un mot de la pe ´riode 2006 a `2007, avec comme crite `res la forme du mot (crite `re morphologique) ou son contenu (crite `re de sens). Il y a ainsi deux types d'appariements : se ´mantique et de surface (Tableau 1). D'autres crite `res ont, par ailleurs, e ´te ŕetenus. Nous avons, ainsi, inse ´re ´dans chaque liste des mots d'origine e ´trange `re, plus particulie `rement anglo-saxonne, afin de refle ´ter le plus possible l'e ´volution de la langue franc ¸aise (bimbo, blog, tofu). Il faut d'ailleurs souligner que si l'on observe les listes de nouveaux mots du dictionnaire Le Larousse pour les pe ´riodes de 1996 a `1997 et 2006 a `2007, le pourcentage de mots anglais est passe ´respectivement de 7 a `19,5 %, ce qui justifie leur plus grand nombre dans notre deuxie `me liste. Les mots concernent des domaines varie ´s, notamment, ceux : de l'informatique ; des me ´dias ; de la sante
[6] 12w ´; de la sphe `re domestique ; de l'alimentation ; des loisirs.
[7] 197w Le QMN comporte trois e ´preuves : une e ´vocation libre, un choix multiple de de ´finitions (QCM), un choix parmi trois mises en contexte du mot (Fig. 1). Le participant est d'abord invite ´a `donner sa de ´finition du mot en e ´tant le plus pre ´cis possible. Il doit ensuite choisir, parmi trois de ´finitions propose ´es, celle qui lui correspond le mieux. Dans la plupart des cas, les deux de ´finitions a `e ´carter sont morphologiquement proches : la « bimbo » peut e ˆtre confondue avec l'e ´le ´phant « dumbo », le « coming-out » avec le « come-back » ou encore le « tuning » avec le « tuner » de la radio, etc. Nous avons simplifie ´le plus possible les de ´finitions afin d'adapter au mieux l'e ´preuve aux patients. Par exemple pour « tofu », la de ´finition « pre ´paration culinaire a `base de soja d'origine japonaise » est devenue « plat d'origine japonaise ». Enfin, l'e ´preuve de contexte requiert un choix force ´entre deux phrases dont une seule utilise le mot correctement. La phrase incorrecte n'a aucun rapport avec les de ´finitions propose ´es ante ´rieurement.
[8] 82w Tableau 1 Appariement des « nouveaux mots » choisis pour les pe ´riodes 1996-1997 et 2006-2007. Mots de la pe ´riode 1996-1997 Mots de la pe ´riode 2006-2007 Appariement se ´mantique Internaute Blog Tofu Ome ´ga 3 Aquagym Accrobranche Meuf Bimbo Karaoke ´Car-jacking Surpoids Anti-a ˆge Appariement de surface Microtrottoir Coming-out Canyoning Tuning DRH TOC 3 D USB Lingette Dosette DRH : direction ressources humaines ; TOC : troubles obssessionnels compulsives ; USB : universal serial bus ; 3D : 3 dimensions.
[9] 114w Tous les sujets ce ´re ´brole ´se ´s ont re ´alise ´en paralle `le le me ˆme bilan neuropsychologique explorant le niveau global, la me ´moire, les fonctions exe ´cutives et le langage. Le bilan comprenait le Mini Mental State (MMS), le rappel libre/rappel indice ´a `16 items (RL/RI-16 items) [13], le sous-test du code de la Wechsler adult intelligence scale (WAIS) [14], les Trail making test (TMT) A et TMT B, l'e ´preuve du Stroop [15], le sous-test de vocabulaire de la WAIS [14], l'e ´preuve de fluence cate ´gorielle (animaux) et de fluence alphabe ´tique (lettre « p ») en deux minutes [16] et l'e ´preuve de de ´nomination orale DO80 [17].
[10] 430w Une transformation arc sinus des pourcentages de re ´ponses a e ´te ´effectue ´e, ce qui nous a permis de re ´aliser des analyses de la variance sur les donne ´es recueillies. De plus, des analyses supple ´mentaires (t de Student et des analyses de contraste) ont e ´te ´effectue ´es pour e ´valuer les effets inter et intragroupes. Dans cette e ´tude, nous avons manipule ´trois variables inde ´pendantes (VI) : « groupe », « pe ´riode », « sous-test ». permet de pre ´ciser que cet effet de la pe ´riode s'explique essentiellement par les performances en e ´vocation, F(1,44) = 74, 62 ; p = 0,0001 et au QCM, F(1,44) = 8,20 ; p = 0,0064, alors que la pe ´riode n'a pas d'influence sur l'e ´preuve de contexte, F(1,44) < 1 (Fig. 2). En revanche, l'effet de la « pe ´riode » n'interagit pas avec le groupe, les patients comme les te ´moins e ´tant sensibles au degre ´de nouveaute ´des mots pour l'e ´preuve d'e ´vocation et le QCM. L'analyse montre aussi un effet du facteur « sous-test », F(2,44) = 155, 75 ; p = 0,0001, le taux de re ´ussite e ´tant plus e ´leve ´pour l'e ´preuve contexte (96 %) que pour le QCM (91 %), F(2,44) = 5,88 ; p = 0,0195, lui-me ˆme plus e ´leve ´que celui de l'e ´preuve d'e ´vocation (63 %), F(2,44) = 5,88 ; p = 0,0195. Contrairement a `la pe ´riode, la nature du sous-test interagit avec le groupe, F(2,44) = 23,89 ; p = 0,0001. Comme l'illustre la Fig. 3, les patients sont moins performants que les sujets te ´moins, mais ce phe ´nome `ne est particulie `rement marque ṕour l'e ´preuve d'e ´vocation, c'est-a `-dire le sous-test le plus difficile, t(22) = 5 ; p = 0,0001. Bien qu'en moyenne moins marque ´, ce de ´ficit est ne ´anmoins significatif aussi pour le QCM, t(22) = 2,49 ; p = 0,02, et l'e ´preuve de contexte, t(22) = 2,29 ; p = 0,03. Nous avons calcule ´la diffe ´rence de pourcentage de re ´ussite entre les deux groupes pour chaque e ´preuve pour comparer la taille des de ´ficits selon les e ´preuves. Cette analyse confirme que l'amoindrissement des performances des patients est plus marque ´dans l'e ´preuve d'e ´vocation que dans le QCM, t(22) = 8,12 ; p = 0,0009, et que dans l'e ´preuve de contexte, t(22) = 7,13 ; p = 0,0002, alors que les de ´ficits des patients ne se distinguent pas significativement entre ces deux derniers sous-tests.
[11] 167w Les re ´ponses des sujets a `l'e ´preuve d'e ´vocation ont e ´te ánalyse ´es de fac ¸on qualitative. Dans ce sous-test, la majorite des participants ne se limitait pas a `fournir une de ´finition strictement conceptuelle du mot mais utilisait aussi des exemples ou encore de ´finissait le mot par l'usage. A `partir de ce constat, nous avons distingue ´trois cate ´gories d'informations. Nous avons adopte ´un syste `me de cotation binaire et pour chaque mot de ´fini, une note de 0 ou 1 e ´tait attribue ´e a `chaque cate ´gorie d'information (usage, exemple, de ´finition). Un taux d'e ´vocation a alors pu e ˆtre calcule ´pour chaque cate ´gorie de re ´ponse et nous l'avons transforme ´en pourcentage. Ces mesures sont inde ´pendantes et nous les avons traite ´es par une analyse de la variance avec les facteurs intra-individuels « type de re ´ponse » (usage, exemple, de ´finition), « pe ´riode » (1996)(1997)(2006)(2007) et le facteur interindividuel « groupe » (patients, te ´moins).
[12] 270w Cette analyse re ´ve `le que les patients e ´voquent significativement moins d'informations, de fac ¸on ge ´ne ´rale, que les sujets te ´moins, F(1, 22) = 37,18 ; p = 0,0001. Elle montre aussi un effet principal du facteur « type de re ´ponse », F(2, 44) = 160,82 ; p = 0,0001, qui interagit avec la pe ´riode, F(2, 44) = 36,46 ; p = 0,0001. Comme l'illustre la Fig. 4, par rapport aux mots entre ´s dans le dictionnaire dix ans plus to ˆt, les mots qui y sont entre ´s en 2006 a `2007 sont davantage associe ´s a `des de ´finitions e ´voquant des exemples, F(1, 44) = 37,18 ; p = 0,0001 ou bien l'usage, F(1, 44) = 5,84, p = 0,0199, mais ils font moins l'objet de de ´finitions conceptuelles, F(1, 44) = 11,95 ; p = 0,0012. Enfin, l'effet du type de re ´ponse varie aussi selon le groupe, F(2, 44) = 35,15 ; p = 0,0001 (Fig. 5). Le pourcentage d'e ´vocation associe ´es a `une de ´finition conceptuelle correcte est plus faible chez les patients que chez les te ´moins, t(22) = 8,32 ; p < 0,0001, et il en est de me ˆme pour l'e ´vocation d'un usage, t(22) = 3,94 ; p < 0,0005. En revanche, le pourcentage de mots associe ´s a `un exemple est plus e ´leve ´chez les patients que chez les te ´moins, t(22) = À2,12 ; p < 0,0265. Il n'y a pas d'interaction « type de re ´ponse » Â « pe ´riode » Â « groupe », F(2, 44) < 1.
RESULTS
[1] 252w This questionnaire deals with newly coined French words admitted to the dictionary between 1996 and 1997 and between 2006 and 2007. It features 22 items divided into two groups (11 for each period). We chose these two periods in order to compare words learnt 10 years apart, since the least recent would have been consolidated for longer. The words were selected from the Larousse dictionary, since the publishers had kindly informed us that the word selection criteria had not changed over this period. Given that the words had appeared recently, it was not possible to select them according to their measured frequency; the last test of this kind dates back to 1971 (the BRULEX database created by a Belgian group on the basis of the French language treasury). We systematically paired a word from 1996 to 1997 with one from 2006 to 2007, in terms of its shape or meaning. Hence, there were semantic pairings and superficial pairings (Table 1). Other criteria were also applied. We included foreign words (particularly English ones: ''bimbo'', ''blog'' and ''tofu'') in each list, in order to reflect changes in the French language as closely as possible. It is noteworthy that 7 and 19.5% of the new words admitted to the Larousse dictionary for the periods 1996 to 1997 and 2006 to 2007, respectively, were derived from English -justifying the higher proportion in our second list. The words concerned a variety of fields, including: computing and information technology; the media; health; the domestic sphere; food; leisure activity.
[2] 361w The QMN comprises three tasks: a free recall task, a multiple-choice questionnaire (MCQ) for word definitions and a choice of two contextual situations for each word (Fig. 1). The participant is first asked to define the word as precisely as possible. He/she must then say which of three given definitions is most appropriate. In the most cases, the two incorrect definitions were morphologically similar: ''bimbo'' can be confused with the elephant ''Dumbo'', ''coming-out'' can be confused with ''come-back'' and (car) ''tuning'' can be confused with a (radio) ''tuner''. We simplified the definitions as much as possible, in order to adapt the task to suit the patients. For example, the definition of ''tofu'' was changed from ''a Japanese dish based on soybean curds'' to ''a Japanese food''. Lastly, the context task required the participants to choose between two phrases, of which only one used the word correctly. The incorrect phrase was unrelated to the previously given definitions. In these tasks, the words from 1996 to 1997 were always presented before those from 2006 to 2007. For all the three tasks, the verbal presentation was reinforced by a written presentation, in order to increase the likelihood of word recognition. For the recall task, a lack of response was allowed but the subject was then asked whether he/she had already heard the work and, if so, in which field. Recall was scored as 0 (incorrect answer or no answer), 0.5 (a vague definition -in the right semantic field but lacking the main characteristics) or 1 (complete definition of the word and its main properties). In order to allow additional qualitative analyses, answers were then classified into three categories: definition through an example (''it's like. . .''), by a use (''it's for. . .'') or as a true conceptual definition. For the MCQ involving definitions and contexts, an answer was obligatory and was scored as 1 when correct and 0 when incorrect. During the QMN's development phase, the questionnaire had been tested on 72 normal subjects (equal numbers of men and women, aged between 20 and 79 years) divided into two groups according to their educational level. We also have data for other patient groups.
[3] 393w A (''group'') 2 Â (''subtest'') 3 Â (''period'') 2 repeatedmeasures ANOVA for the latter two factors was performed on the percentage of correct answers. It revealed an effect of ''group'' (F [1,22] = 15.88; P = 0.0006), which can be explained by a lower percentage of correct answers for the patients (75%) than for the control subjects (91%). The period in which the word was admitted to the dictionary also influenced the success rate (F[1,22] = 22.96; P = 0.0001), since words admitted in 1996 to 1997 prompted a higher success rate (86%) than those admitted in 2006 to 2007 (80%). However, the observed ''period'' Â ''subtest'' interaction (F[2,44] = 21.00; P = 0.0001) shows that the effect of ''period'' is mainly explained by performance in the recall subtask (F[1,44] = 74.62; P = 0.0001) and the MCQ (F[1,44] = 8.20; P = 0.0064), whereas ''period'' did not have any influence on the context task (F[1,44] < 1). (Fig. 2). In contrast, ''period'' did not interact with ''group'', since both patients and controls were found to be sensitive to the words' degree of novelty in both the recall task and the MCQ. This analysis also showed an effect of the ''subtest'' factor (F[2,44] = 155, 75; P = 0.0001), since the success rate was higher in the context task (96%) than in the MCQ (91%) (F[2,44] = 5.88; P = 0.0195) which, in turn, yielded better results than the recall task (63%) (F[2,44] = 5.88; P = 0.0195). In contrast to ''period'', the nature of the subtest interacted with ''group'' (F[2,44] = 23.89; P = 0.0001). As shown in Fig. 3, the patients performed less well than control subjects, especially in the recall task -the most difficult subtest (t[22] = 5; P = 0.0001). This impairment was also significant (although to a lesser extent) for the MCQ (t[22] = 2.49; P = 0.02) and the context task (t[22] = 2.29; P = 0.03). We calculated the intergroup differences in success rate for each task, in order to compare the sizes of the respective impairments. This analysis confirmed that the patients' poor performance was more marked in the recall task than in the MCQ (t[22] = 8.12; P = 0.0009) and in the context task (t[22] = 7.13; P = 0.0002), whereas the latter two subtests did not significantly distinguish between the patients' deficits.
[4] 372w The subjects' answers in the recall task were analysed qualitatively. In this subtest, most of the participants did not restrict themselves to providing a strictly conceptual definition of the word but also cited examples or defined the word in terms of use. Based on this observation, we distinguished between three categories of information. We adopted a binary scoring system; for each defined word, a score of 0 or 1 was attributed to each category of information (use, example and definition). A percentage recall rate could thus be calculated for each type of answer. These parameters were independent and thus we performed an ANOVA with the answer category (use, example, definition) and period (1996)(1997)(2006)(2007) as intraindividual factors and the group (patients, controls) as the interindividual factor. This analysis revealed that the patients gave significantly less information in general than the control subjects (F[1,22] = 37.18; P = 0.0001). It also showed a main effect of answer type (F[2,44] = 160.82; P = 0.0001), which interacted with the period, (F[2,44] = 36.46; P = 0.0001). As shown in Fig. 4, the words admitted in 2006 to 2007 were more likely to be associated with definitions citing examples (F[1,44] = 37.18; P = 0.0001) or uses (F[1, 44] = 5.84; P = 0.0199) than words having entered the dictionary 10 years previously but were less often associated with conceptual Fig. 2. The percentages of correct answers for all subjects (patients and controls) in the recall, multiple-choice questionnaire (MCQ) and context subtests, as a function of the period in which the words were admitted to the dictionary (1996-1997 and 2006-2007). definitions (F[1,44] = 11.95; P = 0.0012). Lastly, the effect of the answer type also varied according to the group (F[2,44] = 35.15; P = 0.0001; see Fig. 5). The percentage recall rate associated with correct conceptual definition was lower for patients than for controls (t[22] = 8.32; P < 0.0001). The same was true of use recall (t[22] = 3.94; P < 0.0005). In contrast, the percentage of words associated with an example was higher in the patient group than in the control group (t[22] = À2.12; P < 0.0265). We did not observe an answer type  period  group interaction (F[2,44] < 1).
[5] 51w We looked for correlations between the various neuropsychological task scores and the QMN (its overall score, the scores for each period of word introduction and the subtest scores). Only three neuropsychological tasks correlated with the QMN: the 16-item free recall/cued recall task, the WAIS vocabulary test and the letter fluency test.
[6] 165w Firstly, we found a positive correlation between performance in the 16-item free recall/cued recall task score and the overall QMN score (R = 0.68; P = 0.015). This relationship also held true for each QMN subtest: the recall (R = 0.63; P = 0.028), MCQ (R = 0.69; P = 0.013) and context tasks (R = 0.68; P = 0.015). If only words admitted to the dictionary in 1996 to 1997 were taken into consideration, recall of the 16 items in the free recall/cued recall test correlated with the overall QMN score (R = 0.78; P = 0.003) and all subtests (R = 0.74; P = 0.005 for recall; R = 0.80; P = 0.002 for the MCQ; R = 0.63; P = 0.027 for the context test). In contrast, for words admitted to the dictionary in 2006 to 2007, only the context subtest correlated with the recall score for the 16 items in the free recall/cued recall test (R = 0.66; P = 0.019).
[7] 66w Furthermore, the total score obtained for words from 2006 to 2007 (but not that for words from 1996 to 1997) was positively correlated with the letter fluency score (R = 0.60; P = 0.039 and R = 0.78; P = 0.003, respectively) and the vocabulary score (R = 0.59; P = 0.045; R = 0.68; P = 0.015), and this was true for all three subtests.
DISCUSS
[1] 206w This study focused on how words newly introduced into the French language are learned. It was performed on a small number of subjects, which means that caution must be used when interpreting the results. Furthermore, it concerned subjects who were BI as a result of a head injury or stroke. The question of whether it is appropriate to pool subjects with different clinical profiles and potentially seen at different stages in disease progression or recovery must be raised. Patient selection was guided by the fact that common cognitive impairments in daily life had prompted (at a particular point in time in their care schedule) admission to a specialist neuropsychological rehabilitation centre. The latter focused its efforts on improvements in daily life [15]. In previous work in our department, a comprehensive neuropsychological assessment of the patients and their behaviour during rehabilitation had not distinguished between the aetiological natures of the patients' impairments [18,19]. The small sample size prevented us from performing rigorous intersubject comparisons. None of the subjects with vascular lesions presented aphasia. The stroke injuries consisted of rupture of an aneurysm or right-side hemispherical angioma in three cases, an intracerebral haemorrhage following surgery to remove a ventricular tumour and the sequelae of a left-side parietal stroke.
[2] 70w The QMN test is designed to evaluate knowledge of (and ability to define) words that have recently been admitted to the dictionary and the everyday use of which is recent. By virtue of a presentation described as ''fun'' and ''pleasant'' by the 12 adult BI or stroke patients and 12 control subjects, this test provided insight in the way that these words are understood and that their meaning is retrieved.
[3] 161w The QMN consisted of a list of words which the subjects knew well enough to score almost perfectly in the context task (with success rates of 99.30% for the controls and 93.20% for the patients). Even though the words arose recently, they were familiar enough for the subject to designate the correct contextphrase from a decoy. Previous work performed in healthy adults divided into six age classes (ranging from 20 to 79 years of age) had shown that the context task was both the highest-scoring test and the only one found not to depend on the subject's age [20]. Here, we show that only context task performance is correlated with the recall score of the 16-item test free recall/ cued recall test (for both the words from 1996 to 1997 and those from 2006 to 2007); this suggests that performance is more strongly founded on overall recognition ability than an aptitude to retrieve information in the memory without a precise cue.
[4] 164w Choice of the correct definition of the word in the MCQ test and (to an even greater extent) elaboration of a conceptual definition posed more problems for all participants in the study -especially for the most recent words. This finding confirms the results observed in healthy subjects aged between 20 and 79 years in previous research work [20]. In contrast to the context task, both the MCQ task and the recall task were sensitive to the period of dictionary entry; more recent words yielded lower performance levels than those admitted longer ago. For the study population as a whole (i.e., patients and controls), the difficulty of the task (particularly for recall, which required the construction of a true definition and involved abstraction) is not the only explanation for the drop in performance levels. The significant novelty of the words also contributes -even when the subjects are already familiar enough with the word to successfully judge the relevance of the latter's use in a phrase.
[5] 353w The effect of brain lesions in the BI or stroke patient is evidenced by poor performance, compared with controls. However, these difficulties are not expressed homogeneously. The ''group'' factor interacts with the ''subtest'' factor but not with the period in which the word entered the dictionary. In terms of overall performance in the QMN test, the patients were not disproportionately handicapped by having learnt the words shortly before their injury or, indeed, afterwards (i.e., for words admitted in 2006 to 2007). The injury had a negative influence on performance, which depended more on what had to be done to show that a word had been understood than the word's novelty per se. In fact, the drop in performance levels was less marked when the subject had merely to indicate knowledge of the appropriate usage of the word (in the context task) or choose the best definition from amongst those suggested (the MCQ) than when the same subject was asked to construct and formulate a definition or explain verbally a coherent situation for the word (the recall task). The patients' success in the context task shows that even in amnesia, access to knowledge remains possible and is favoured by provision of contextual situations (even virtual ones) as examples. Acquisition of new knowledge (i.e., the words from 2006 to 2007) appears to be possible; despite being significantly lower than for controls, the patients' overall performance was very good (a correct response rate of 80% versus 86% for controls). The ability to acquire new knowledge in severe amnesia has already been reported (19,23,24) and is also illustrated by the ability to acquire semantic knowledge (notably educational knowledge) in children who do not even have any episodic memory of this learning (due to hippocampal damage at birth) [26]. Indeed, we have described a female patient presenting a severe memory impairment but who was capable of voluntary activity by using information technology tools (management of a photo library) after intensive training but more than 10 years after her head injury, in the absence of episodic memories of learning and with longterm acquisition of the new procedural skills [5].
[6] 220w The extent of the BI patients' failure in the recall task typifies the latter's difficulties relative to the subjects with mild cognitive impairment (MCI) or Alzheimer's disease (AM) tested in a previous study: the latter stood out from controls in terms of the size of the drop in performance level in an MCQ [20] -a task in which BI patients do rather well [20]. By revealing the particularly poor performance of BI patients in the recall task, the QMN test replicates a disorder that has already been observed in this patient group [1,7,9,11,19,24]. The test emphasized the patients' difficulty in producing a definition unprompted, despite the fact that they are subsequently capable of recognizing the most relevant of three definitions. On one hand, this impairment may well be explained by damage to the frontal and prefrontal regions and corresponding problems in organizing the retrieval of precise concepts and words in order to build an explanation. On the other hand, there are perturbations of the scheduling required to build a definition that has to comply with the implicit constraints associated with this task (i.e., not using words that belong to the same family as the word to be defined and ensuring that the suggestion contains elements required to resolve any ambiguities and thus enable true understanding by a third party) [16].
[7] 176w Our qualitative analysis of the answers in the recall task provides insight into the strategies used by the participants to compensate for their difficulty in defining the words conceptually. The type of answer provided by the subjects as a whole varied according to the word's degree of novelty, since conceptual definitions were given less frequently for the most recent words than for those having been admitted to the dictionary 10 years earlier. Consequently, the production of definitions involving uses or examples was higher. The absence of an answer type  period  group interaction does not enable us to say that the patients stood out from the controls in terms of a change in the impact of significant word novelty on the response strategy. However, the interaction between answer type and group shows that for the set of words used in the test, the patients strongly restricted their conceptual definitions (relative to the controls). Hence, it is clearly the elaboration of definitions of this type that causes them problems (and not only for very recent words).
[8] 149w Whereas our analysis of the study population as a whole revealed a compensation for the negative effect of the significant word novelty on conceptual definitions by recalling a use or examples, the patients more specifically compensated for their difficulties in forming conceptual definitions by describing personal memories associated with these words, rather than by resorting to ''functional'' definitions. The percentage of words defined by a use was lower for patients than for controls. The difficulty in adopting this conceptual strategy has also been observed in MCI patients and (to an even greater extent) in patients suffering from early-stage AM [20]. This finding can doubtless be explained by the particular vulnerability of semantic knowledge of the functional properties of objects. For example, the long-term follow-up of AM patients has shown earlier, more marked deterioration of their knowledge of the functional characteristics of animals than of the latter's visual aspects [27].
[9] 192w Furthermore, the patients' neuropsychological test results reveal a correlation between the processing of words from 2006 to 2007 and performance in the letter fluency and vocabulary tests. The WAIS vocabulary subtest reflects the overall quality of a subject's vocabulary and represents one way of comparing the ability to retrieve new words relative to general vocabulary. It is difficult to more specifically evaluate previously known words via a methodology similar to that used here, in view of the subjects' age range. The patients' difficulties in defining the very new words are probably not unrelated to their difficulty in retrieving lexical knowledge and the drop in executive function (as reflected by the score in the letter fluency test) [10]. Words admitted to the dictionary in 1996 to 1997 were more likely to have formed part of a patient's lexicon before the accident or incident and so the representations of these words are doubtless more broadly and more stably integrated into their semantic networks; this facilitates automatic retrieval of the mentally associated vocabulary and makes it easier to find words to adequately build definitions or to remember a relevant personnel episode to illustrate an example.
[10] 98w On the whole, the QMN provides us with information on the quality and the accuracy of an individual's knowledge of newly coined words. This tells us whether: the individual has a deep enough understanding; his/her abstraction capacity is good enough to provide a conceptual definition; he/she can easily evoke a context for usage of this term or link it to a relevant example (the recall task); a few cues have to be provided before the meaning of the word is recognized (the MCQ); a greater number of concrete, contextualized cues are required for this recognition (the context task).
[11] 147w The results for the control subjects confirmed previous reports on this test and notably reproduced the negative effect of significant word novelty on successful definition but not on the subject's ability to rate the pertinence of word use in phrases. The data recorded with BI or stroke patients shows that these pathologies do not suppress the ability to recognize recently acquired words when material cues are provided. The test revealed that these patients have significant difficulties in elaborating conceptual definitions [15]; this is doubtless related to impaired executive function and can mask the preservation of a certain degree of word comprehension. This finding suggests that investigation of vocabulary or naming ability in this type of patient is not sufficient; it is advisable to explore other modes of knowledge retrieval in order to refine the diagnosis and envisage new rehabilitation approaches -notably when teaching new vocabulary to subjects.
[12] 325w Cette e ´tude porte sur la connaissance des nouveaux mots de la langue franc ¸aise. Elle a e ´te ´entreprise aupre `s d'un petit nombre de sujets ce qui doit rendre prudent la discussion des re ´sultats. De plus, elle concerne des sujets ce ´re ´brole ´se ´s pre ´sentant des se ´quelles soit d'un TC soit d'un AVC [15]. La question de la comparaison de sujets pre ´sentant des tableaux cliniques diffe ´rents, e ´ventuellement vus a `des stades diffe ´rents de leur e ´volution ou des pathologies diffe ´rentes doit e ˆtre pose ´e. La se ´lection des patients a e ´te ´conduite par la communaute ´de leur de ´ficit cognitif en vie quotidienne ayant conduit a `des temps distincts de leur parcours de soin a `e ˆtre admis dans un centre spe ´cialise ´afin d'y recevoir une re ´e ´ducation neuropsychologique. Celle-ci est centre ´e sur une prise en charge en vie quotidienne [18] et dans notre pratique, le bilan neuropsychologique des patients ou leur comportement pendant la re ´adaptation ne permettent pas de distinguer la nature e ´tiologique de leur incapacite ´ [19]. La petitesse du groupe interdit de comparer les sujets entre eux rigoureusement. Concernant les le ´sions vasculaires, aucun sujet ne pre ´sentait d'aphasie. Il s'agissait d'une rupture d'ane ´vrisme ou d'angiome he ´misphe ´rique droit trois fois, d'une he ´morragie intrace ´re ´brale suite a `une chirurgie de tumeur ventriculaire et des se ´quelles d'un AVC parie ´tal gauche. Le test QMN propose d'e ´valuer la connaissance et la capacite ´a `de ´finir des mots nouvellement entre ´s dans le dictionnaire et dont l'usage courant est donc re ´cent. Apre `s une passation juge ´e ludique et plaisante par 12 patients adultes ayant souffert d'un TC ou d'un AVC et de 12 sujets te ´moins, ce test nous apporte quelques clefs sur la fac ¸on dont de tels mots sont compris et dont leur signification est restitue ´e.
[13] 183w Le QMN est constitue ´d'une liste de mots dont les sujets ont une connaissance suffisante pour re ´ussir presque parfaitement l'e ´preuve de contexte, avec 99,30 % de re ´ussite chez les te ´moins et 93,20 % chez les patients. Bien que re ´cents, les mots choisis sont donc assez familiers pour que la phrase-contexte la plus approprie ´e soit de ´signe ´e parmi deux leurres. Une e ´tude ante ´rieure conduite aupre `s d'adultes sans pathologie, re ´partis en six tranches d'a ˆges de 20 a `79 ans montrait que l'e ´preuve de mise en contexte e ´tait a `la fois la mieux re ´ussie et la seule a rester insensible a `l'a ˆge des participants [20]. Nous montrons ici qu'elle seule est corre ´le ´e au score de reconnaissance du test RL/RI-16 items a `la fois pour les mots de 1996 a `1997 et ceux de 2006 a `2007, ce qui sugge `re qu'elle repose fortement sur des capacite ´s ge ´ne ´rales de reconnaissance, bien plus que sur l'aptitude a `rechercher des informations en me ´moire sans indice pre ´cis.
[14] 188w Le choix de la de ´finition correcte du mot (QCM) et, plus encore, l'e ´laboration d'une de ´finition du concept posent davantage de proble `mes a `l'ensemble des participants de cette e ´tude, et cela d'autant plus que les mots sont tre `s re ´cents, ce qui confirme la configuration de re ´sultats observe ´e de 20 a `79 ans dans la recherche pre ´ce ´dente [20]. Contrairement a `l'e ´preuve de mise en contexte, le QCM et l'e ´vocation sont sensibles a `la pe ´riode d'entre ´e du mot dans le dictionnaire, avec de meilleures performances pour ceux qui y sont inte ´gre ´s depuis un peu plus longtemps. Chez l'ensemble de nos participants, avec ou sans pathologie, la difficulte ´de la ta ˆche -en particulier l'e ´vocation qui requiert l'e ´laboration d'une ve ´ritable de ´finition et implique des capacite ´s d'abstraction -n'est donc pas la seule responsable de la chute des performances. La grande nouveaute des mots y participe aussi, me ˆme s'ils sont de ´ja `suffisamment familiers pour que la pertinence de leur utilisation dans une phrase entendue soit juge ´e avec succe `s.
[15] 425w L'effet des le ´sions ce ´re ´brales des patients traumatise ´s cra ˆniens ou ayant subit un AVC apparaı ˆt a `travers la faiblesse de leurs performances par rapport a `celles des te ´moins, mais leurs difficulte ´s ne s'expriment pas de fac ¸on homoge `ne. Le facteur groupe interagit avec le type de sous-test, mais pas avec la pe ´riode d'entre ´e du mot dans le dictionnaire. Sur les performances d'ensemble du test QMN, les patients ne sont donc pas ge ˆne ´s de manie `re disproportionne ´e par le fait d'avoir appris le mot peu de temps avant leur accident, voire apre `s celui-ci (mots entre ´s dans le dictionnaire en 2006 a `2007). La pathologie exerce une influence ne ´gative sur les performances qui de ´pend moins du degre ´de nouveaute ´des mots que de ce qu'il faut faire pour montrer qu'ils sont compris. La chute des performances avec la pathologie est en effet moins marque ´e s'il faut simplement montrer une connaissance de l'usage approprie du mot (e ´preuve de contexte) ou choisir sa meilleure de ´finition parmi des propositions (QCM), que lorsqu'il est demande ´de construire et formuler une de ´finition ou d'e ´voquer verbalement une situation cohe ´rente avec le mot (e ´preuve d'e ´vocation). La re ´ussite des patients a `l'e ´preuve de mise en contexte montre que, me ˆme en cas d'amne ´sie, l'acce `s aux connaissances reste possible et est favorise ´par des mises en situations, me ˆme virtuelles, a `travers des exemples concrets. L'acquisition de nouvelles connaissances (les mots de 2006 a `2007) semble possible et la performance globale des patients bien que significativement diffe ´rente est tre `s bonne (80 % de bonnes re ´ponses versus 86 %). La possibilite ´d'acque ´rir de nouvelles connaissances y compris dans le cas d'une amne ´sie se ´ve `re a de ´ja `e ´te ´relate ´e [11,21,22]. Elle est e ´galement illustre ´e par la capacite ´a `acque ´rir des connaissances se ´mantiques (notamment scolaires) chez des enfants qui n'ont pourtant aucun souvenir e ´pisodique de cet apprentissage a `cause de le ´sions pe ´rinatales de l'hippocampe [23]. Nous l'avons nous-me ˆme de ´crite chez une patiente pre ´sentant un de ´ficit mne ´sique se ´ve `re, qui plus de dix ans apre `s un TC, a pu reprendre une activite ´de be ´ne ´volat utilisant l'outil informatique (gestion d'une photothe `que), apre `s un entraı ˆnement laborieux, en l'absence de souvenirs e ´pisodiques de l'apprentissage, avec une acquisition durable des nouvelles habilete ´s proce ´durales [24].
[16] 235w L'ampleur de l'e ´chec a `l'e ´preuve d'e ´vocation caracte ´rise les difficulte ´s des patients TC par rapport aux patients mild cognitive impairment (MCI) ou atteints de maladie d'Alzheimer (MA) teste ´s dans une pre ´ce ´dente e ´tude : ces derniers se distinguaient des te ´moins par l'importance de la chute des performances a `l'e ´preuve QCM [20], qui reste assez bien re ´ussie par les patients TC. En montrant l'e ´chec particulier des patients TC a `l'e ´preuve d'e ´vocation, le test QMN re ´plique un trouble de ´ja `observe ´chez de tels patients [3,4,6,21,22,25] et souligne leurs difficulte ´s a `e ´laborer une de ´finition alors qu'ils sont capables de reconnaı ˆtre la de ´finition la plus pertinente parmi trois possibilite ´s. D'une part, ce de ´ficit s'explique par l'atteinte vraisemblable des re ´gions frontales et pre ´frontales, responsables de difficulte ´s a `contro ˆler une recherche de concepts et de mots pre ´cis en me ´moire pour e ´laborer une explication. D'autre part, il existe des perturbations de la planification ne ´cessaire a `une de ´finition respectant les contraintes implicites associe ´es a `cet exercice (ne pas utiliser de mots de la me ˆme famille que celui a `de ´finir, faire en sorte que l'e ´nonce ´contienne les e ´le ´ments ne ´cessaires a `la leve ´e d'ambiguı ¨te ´s pour permettre une ve ´ritable compre ´hension par autrui) [26].
[17] 197w L'analyse qualitative des re ´ponses a `l'e ´preuve d'e ´vocation fournit des indices sur les strate ´gies compensatoires mises en place par les participants pour pallier leurs difficulte ´s a `de ´finir les mots conceptuellement. Le type de re ´ponse fourni par l'ensemble des sujets varie selon le degre ´de nouveaute ´des mots, les plus re ´cents faisant moins l'objet de de ´finitions conceptuelles que ceux entre ´s dix ans auparavant dans le dictionnaire, et cela au profit d'explications e ´voquant l'usage ou des exemples. L'absence d'interaction « type de re ´ponse » Â « pe ´riode » Â « groupe » ne permet pas de dire que les patients se distinguent des te ´moins par une quelconque modification de cet effet de la grande nouveaute ´du mot sur la strate ´gie de re ´ponse. Toutefois, l'interaction du « type de re ´ponse » avec le « groupe » montre que, pour l'ensemble des mots du test, les patients restreignent fortement leurs de ´finitions conceptuelles par rapport aux te ´moins. C'est donc bien l'e ´laboration de de ´finitions de ce type qui leur pose proble `me et cela pas seulement pour les mots extre ˆmement re ´cents.
[18] 425w De plus, alors que l'analyse sur l'ensemble des sujets montre une compensation de l'effet ne ´gatif de la grande nouveaute ´des mots sur les de ´finitions conceptuelles par l'e ´vocation de l'usage ou d'exemples, les patients compensent leurs difficulte ´s de de ´finition conceptuelle en de ´crivant des souvenirs personnels associe ´s a `ces mots pluto ˆt qu'en recourant a `une de ´finition « fonctionnelle ». Le pourcentage de mots de ´finis par l'usage est en effet plus faible chez les patients que chez les te ´moins. La difficulte ´a `suivre une telle strate ´gie a e ´galement e ´te ´observe ´e chez les patients MCI et encore plus chez des patients atteints d'un de ´but de MA [20]. Elle s'explique sans doute par la vulne ´rabilite ´particulie `re des connaissances se ´mantiques sur les proprie ´te ´s fonctionnelles des objets. Dans le cadre de la MA, le suivi longitudinal de patients a, par exemple, montre ´une de ´te ´rioration plus pre ´coce et plus nette des connaissances relatives aux caracte ´ristiques fonctionnelles des animaux qu'a leurs aspects visuels [27]. En outre, les re ´sultats aux tests neuropsychologiques propose ´s aux patients re ´ve `lent une corre ´lation entre le traitement des mots de 2006 a `2007 et les tests de fluence alphabe ´tique et de vocabulaire. Le subtest du vocabulaire de la WAIS refle `te le niveau de vocabulaire global du patient et c'est un moyen de comparer les performances des sujets a `re ´cupe ´rer des mots nouveaux par rapport au vocabulaire en ge ´ne ´ral. Il est difficile d'e ´valuer plus spe ´cifiquement les mots anciens avec une me ´thodologie proche de celle utilise ´e en raison de l'a ˆge de nos sujets. Les difficulte ´s des patients a `de ´finir les mots tre `s nouveaux ne semblent donc pas e ´trange `res aux difficulte ´s de recherche de connaissances lexicales et a `l'affaiblissement des fonctions exe ´cutives dont le score au test de fluence alphabe ´tique est cense ´e ˆtre un reflet [15]. Les mots entre ´s dans le dictionnaire en 1996 a `1997 ont plus de chance d'avoir rejoint le lexique du patient avant l'accident et leurs repre ´sentations sont sans doute inte ´gre ´es plus largement et de manie `re plus stable aux re ´seaux se ´mantiques, ce qui facilite une re ´cupe ´ration plus automatique du vocabulaire mentalement associe ´et re ´duit la difficulte ´a `trouver les mots ade ´quats pour leur de ´finition ou l'e ´vocation du souvenir d'un e ´pisode personnel pertinent pour illustrer d'un exemple.
[19] 307w Dans son ensemble, le QMN nous renseigne sur la qualite ´et la pre ´cision des connaissances d'un individu a `propos de mots re ´cemment entre ´s dans le vocabulaire. Il permet de savoir si celui-ci en a une compre ´hension assez approfondie, si ses capacite ´s d'abstraction sont suffisantes pour en fournir une de ´finition conceptuelle, s'il peut plus simplement e ´voquer un contexte d'usage de ce terme ou l'associer a `un exemple pertinent (e ´preuve d'e ´vocation), si quelques indices doivent e ˆtre fournis pour que le sens du mot soit reconnu (e ´preuve QCM) ou si des indices plus nombreux, concrets et contextualise ´s sont ne ´cessaires a `cette reconnaissance (e ´preuve de contexte). Les re ´sultats des te ´moins confirment de pre ´ce ´dentes donne ´es sur les compe ´tences des sujets sans pathologie dans ce test, et re ´pliquent notamment l'effet ne ´gatif de la grande nouveaute ´des mots sur leur talent a `les de ´finir, mais pas sur la capacite ´a `juger la pertinence de leur utilisation dans des phrases. Les donne ´es recueillies aupre `s de patients traumatise ´s cra ˆniens ou victimes d'un AVC montrent que ces pathologies pre ´servent une certaine capacite ´a `reconnaı ˆtre des mots re ´cemment acquis lorsque des indices concrets sont fournis. Le test re ´ve `le chez ces patients d'importantes difficulte ´s d'e ´laboration de de ´finitions conceptuelles [18], sans doute lie ´es au de ´ficit des fonctions exe ´cutives, et qui peuvent masquer la relative pre ´servation d'une certaine compre ´hension des mots. Cela indique qu'il ne suffit pas d'e ´valuer chez ces patients le vocabulaire ou la de ´nomination, mais qu'il convient d'explorer d'autres modes de re ´cupe ´ration des connaissances pour affiner le diagnostic et envisager des pistes de re ´e ´ducation, notamment, lorsqu'il s'agit d'apprendre aux sujets un nouveau vocabulaire.
METHODS
[1] 84w Twelve patients participated in this study in 2008 (seven women and five men; mean age: 34 years; lowest age: 23 years). Seven had suffered from head trauma and five had suffered from a stroke at some time between 1997 and 2006. To simplify matters, we shall refer to the these study subjects collectively as ''BI patients''. The mean time since injury was four years and seven months. Subjects presenting major language disorders or an excessively low socioeducational level were not included in the study.
[2] 15w The control group was composed of 12 subjects matched for age, educational level and gender.
[3] 82w All BI subjects underwent a comprehensive assessment of global neuropsychological status, memory, executive function and language. The test battery included the Mini Mental Test Examination (MMSE), the 16-item Free and cued selective reminding test (FCSRT) [25], the Wechsler adult intelligence scale (WAIS) digit symbol subtest [27], the Trail making test (TMT) form A and form B, the Stroop test [10], the WAIS vocabulary subtest [27], the two-minute verbal fluency (category animal and letter ''p'') [2] and the DO80 picture naming task [3].
[4] 50w The correct answer rates were arc sine transformed to enable us to perform an analysis of variance (ANOVA) on the gathered data. Additional analyses (Student's t test and a contrast analysis) were used to evaluate inter-and intragroup effects. In this study, we examined three independent variables: ''group'', ''period'' and ''subtest''.
UNMAPPED
[1] 24w -Nous e ´valuons la capacite ´a `de ´finir des mots entre ´s dans le dictionnaire en 1996 a `1997 et en 2006 a `2007.
[2] 297w Mate ´riel et me ´thodes. -Nous utilisons les e ´preuves du questionnaire des mots nouveaux (QMN) chez 12 patients ce ´re ´brole ´se ´s et 12 te ´moins. Re ´sultats. -Les patients apprennent de nouveaux mots (et conservent des anciens) malgre ´une amne ´sie ou un trouble dysexe ´cutif se ´ve `re. Ils re ´ussissent a `choisir la phrase dans laquelle le mot s'inte `gre et assez bien leur de ´finition parmi des leurres. Ils ont, en revanche, des difficulte ´s a de ´finir les mots et compensent par des exemples. Ces difficulte ´s sont corre ´le ´es aux scores de vocabulaire et de tests sensibles aux fonctions exe ´cutives. Conclusion. -Ces re ´sultats sugge `rent leur lien avec une atteinte frontale entravant la recherche de mots pre ´cis, ainsi que la planification d'une de ´finition. # 2009 Publie ´par Elsevier Masson SAS. The creation of new words occurs through derivation, composition, abbreviation, borrowing or mutation of the meaning of an existing word; for example, a ''mouse'' is both a small rodent and a computer input device [1]. A distinction is drawn between new forms or new meanings, which can be deduced (''DVD-ROM'', for example) on one hand and new words whose meaning can be deduced by use of the elementary mechanisms of language (notably on the morphological level, such as ''inexcitable'' or ''unexcitable'') on the other. The fields from which new words come also differ as the years go by. For example, the lexicon of horses and carriages was extremely present in the 19th century but gave way in the early 20th century to the lexicon of the automobile, which has itself since been modernized. At present, many fields are very fertile in this respect: computing and information technology; the media; the family; education; the environment.
[3] 105w In France, a word's admission to the dictionary is subject to criteria set by the Acade ´mie franc ¸aise: the word must be well anchored in usage, used in spoken language, have a utility and comply with the spirit of the French language [4]. The same applies to admission of foreign (and notably English) words to the dictionary: this process is subject to approval by ministerial terminology commissions. If a French equivalent does not exist, the word may undergo a morphological transformation and gallicization by keeping its root and gaining a French affix (e.g., ''kitchenette''). However, the original form is sometimes maintained (e.g., ''tuning'', ''tofu'').
[4] 227w Memory, processing speed and attentional disorders are amongst the most commonly reported cognitive sequelae of head injury or stroke [1,7,17]. It is routine practice to screen for cognitive and behavioural dysexecutive syndromes in braininjured (BI) subjects, although it must be borne in mind that certain subjects may have problems in just one of these two domains [9]. Concerning memory, patients may score very badly in tests of explicit memory (which require the conscious recall or recognition of information) whilst maintaining normal performance levels in various tests of implicit memory [7]. Likewise, these patients can acquire new semantic knowledge relatively normally, including computer-related vocabulary [8], vocabulary from a foreign language [12], new concepts [22] and novel information related to words having appeared after the onset of amnesia [14,23]; this occurs despite major recall problems (notably concerning the context of the learnt words). The nature of this knowledge acquisition is subject to debate in the literature. Authors such as Tulving et al. [12] suggest that learning is more laborious for amnesic patients because they only use their semantic memory -in contrast to normal subjects, who also use episodic memory. In addition to the fundamental debate on whether amnesiacs can learn, it is essential to evaluate a subject's abilities and have appropriate tools for doing so -especially when initiating specific rehabilitation with the goal of developing new tools and strategies.
[5] 69w The few literature studies to have addressed this crucial problem have not used standardized questionnaires or appropriate designs for probing correlations between learning quality and neuropsychological performance levels (notably episodic memory and executive function). We had an opportunity to select BI subjects with severe sequelae being monitored in a neuropsychological rehabilitation and social support centre and to measure their ability to learn words having recently entered the French language.
[6] 147w Des recherches de corre ´lations ont e ´te ´effectue ´es entre les diffe ´rentes e ´preuves neuropsychologiques utilise ´es au cours de l'entretien et le QMN (son score ge ´ne ´ral, ses scores selon la pe ´riode d'introduction des mots dans le dictionnaire et selon le sous-test). Seules trois e ´preuves neuropsychologiques sont corre ´le ´es avec le QMN : la reconnaissance du RL/RI 16 items, le test de vocabulaire de la WAIS et la fluence alphabe ´tique. Nous relevons tout d'abord une corre ´lation positive entre le score de reconnaissance au test RL/RI 16 items et le score global au QMN (r = 0,68 ; p = 0,015), ce qui reste vrai pour chaque sous-test du QMN : l'e ´vocation (r = 0,63 ; p = 0,028), le QCM (r = 0,69 ; p = 0,013) et le contexte (r = 0,68 ; p = 0,015).
[7] 120w Si seuls les mots apparus dans le dictionnaire en 1996 a `1997 sont pris en conside ´ration, la reconnaissance des 16 items du test de RL/RI est corre ´le ´e au score total du QMN (r = 0,78 ; p = 0,003), mais aussi a `chacun de ses sous-tests (r = 0,74 ; p = 0,005 pour l'e ´vocation ; r = 0,80 ; p = 0,002 pour le QCM ; r = 0,63 ; p = 0,027 pour le contexte). En revanche, pour les mots entre ´s dans le dictionnaire seulement en 2006 a `2007, seul le sous-test contexte est corre ´le ´au score de reconnaissance des 16 items au test RL/RI (r = 0,66 ; p = 0,019).
[8] 66w Par ailleurs, le score total obtenu pour les mots de 2006 a 2007 (mais pas ceux de 1996 a `1997) est corre ´le ´positivement au score de fluence alphabe ´tique (r = 0,60 ; p = 0,039 et r = 0,78 ; p = 0,003, respectivement), ainsi qu'au score de vocabulaire (r = 0,59 ; p = 0,045 ; r = 0,68 ; p = 0,015).